
Depuis 1998, Milinfo met tout en œuvre avec modestie mais sérieux, pour couvrir au mieux l’actualité de la miniature militaire et de Gendarmerie.
Milinfo a tout d’abord été imprimé sur support papier et diffusé par voie postale avant d’être diffusé via le net au format PDF.
Totalement indépendant des fabricants de miniatures, des boutiques spécialisées et des organes de presse, Milinfo est réalisé par des amateurs éclairés.
C’est dans cet univers de passionnés que nous vous proposons de pénétrer avec ce blog Milinfo sur lequel vous êtes les bienvenus.
Petite précision ultime : aimer les miniatures militaires et tout ce qui s'y rapporte ne signifie pas aimer la guerre et les drâmes qu'elle provoque.
Bonne visite, bonne lecture et bon plaisir !
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Il existe en France aujourd'hui environ 240.000 sapeurs-pompiers français, rattachés au ministère de l'Intérieur au travers la direction de la défense et de la sécurité civiles (DDSC).
Ils se répartissent en deux catégories :
• Les sapeurs Pompiers civils
• Les Sapeurs Pompiers militaires
Les Sapeurs-Pompiers Civils en France : 236 000 hommes et femmes répartis entre volontaires et professionnels
• Les Sapeurs-Pompiers volontaires sont environ 207 000 en France. (8 sapeurs-pompiers sur 10 sont des volontaires). Ils forment l'ossature principale des secours dans notre pays. Ils
accomplissent cette mission en marge de leur profession, de leurs études, de leur vie familiale.
• Les Sapeurs-Pompiers professionnels sont au nombre de 27 500. Ils sont affectés principalement dans les grandes agglomérations ou dans les centres de secours qui sont fortement sollicités. De
plus, ils assurent l'ossature des Services Départementaux d'Incendie et de Secours propres à chaque département français.
En leur sein, ils disposent d'un important service de santé regroupant près de 8.000 médecins, pharmaciens, vétérinaires et infirmiers Sapeurs-Pompiers.
Les Sapeurs-Pompiers militaires sont au nombre de 9 000. Ils sont présents :
• A Paris, et les départements 92, 93 et 94 où ils forment la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP), avec un de plus de 7 300 hommes.
• A Marseille, où le Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille compte un effectif d'environ 1.550 hommes.
D'autres unités militaires participent aux missions de sécurité civile :
• les Unités d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile (UIISC), soit 1800 hommes répartis sur 3 sites :
- UIISC1 à Nogent-le-Rotrou (28)
- UIISC5 à Corte (20)
- UIISC7 à Brignols (83).
Les UIISC interviennent en complément des moyens d'intervention locaux si nécessaire.
A suivre...
Véhicule Mousse Grande Puissance (VMOGP) des
Marins Pompiers de Marseille
Source : www.ville-hyeres.fr/hyerois/securite/pompiers.html
Photo : www.marinspompiersdemarseille.com
Seconde partie : la Sécurité civile...


Placée sous l'autorité d'un préfet, elle compte dans ses rangs 2500 personnels civils et militaires répartis sur 60 sites, dont le siège d'Asnières-sur-Seine.
Au quotidien, ils soutiennent l'action locale des sapeurs-pompiers, des bénévoles, des associations, des préfectures et des mairies.
Dans les situations d'urgences, cette mosaïque de personnels et de compétences agit de concert avec les autres ministères notamment ceux de la Défense, de la Santé, de L'environnement et des Transports pour mobiliser les experts et les matériels spécialisés.
Ces hommes et ces femmes portent parfois les couleurs de la France à l'étranger à la demande d'un pays sinistré par une catastrophe naturelle.
Après la promulgation de la loi de modernisation de la Sécurité civile du 13 août 2004, la DSC s'est adaptée pour être en phase avec son temps. Le citoyen
est désormais le premier acteur de la Sécurité civile.
La DSC s'articule autour de quatre pôles de compétences :
Les services opérationnels nationaux
Les
sapeurs-pompiers et les autres acteurs du secours
La gestion
des risques
L'administration et la logistique
Le directeur de la Sécurité civile s'appuie également sur trois entités spécialisées et un établissement public :
L'inspection de la Sécurité civile, au service des SDIS et des acteurs du secours
La mission des relations
internationales (MRI), dans un contexte géopolitique international complexe où aucun pays ne peut faire face, seul, à une crise majeure
L'école de formation des officiers de
sapeurs-pompiers (ENSOSP), établissement public de l'Etat.
B) Les formations militaires de la sécurité civile
En 1968, le Général de Gaulle décide, en conseil de Défense, de créer des unités militaires de sécurité civile dans le cadre de la défense civile.
Au cours des vingt années qui suivent les UISC n° 1, 5 et 7 sont créées à Nogent-le-Rotrou (Eure et Loir), à Corté (Haute-Corse) et à Brignoles (Var).
Le 24 mars 1988, est créé le commandement des formations militaires de la sécurité civile (ComForMiSC) dont le chef, officier général de l'armée de terre, est l'adjoint militaire du directeur de la défense et de la sécurité civiles.
Simultanément les unités d'instruction de la sécurité civile prennent l'appellation d'unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (UIISC). Elles sont alors placées sous l'autorité du commandant des formations militaires de la sécurité civile.
Le 5 juillet 1990, le chef d'état-major de l'armée de terre remet le drapeau des formations militaires de la sécurité civile à leur commandant en présence des
ministres de l'Intérieur et de la Défense.
Commandée par un chef de corps, assisté d'un commandant en second, elle est constituée d'une compagnie de commandement et de logistique, de trois compagnies d'intervention dont une à caractère technologique, et d'une compagnie d'instruction.
Hormis le chef de corps et les commandants de compagnie dont le séjour est limité au temps de commandement, les cadres passent entre 4 et 8 ans à l'unité. Ils proviennent d'horizons divers, 75 % appartiennent à l'arme du génie. Tous sans exception reprennent la formation de base du sapeur, jusqu'au brevet ou brevet supérieur pour certains.
En plus de leurs missions de soutien et d'aide à la décision, l'état-major et la CCL fournissent un PC sur le terrain et un soutien logistique. Ses hommes
participent à la lutte contre les feux de forêt et au secours aux victimes.
La CCL arme ainsi un groupe cynophile de 6 chiens formés selon une méthode alliant la résistance physique, le courage et l'obéissance.
Les engagés volontaires de l'armée de terre (EVAT) et les volontaires (VDAT) acquièrent en son sein une double qualification. Une formation militaire générale et une formation de spécialiste. La première a pour finalité de donner à chacun les connaissances et les moyens liés à son statut militaire. La deuxième leur permet de posséder les qualifications utiles à leur emploi futur. Cette formation est dispensée dans le domaine du secourisme et de la lutte contre les feux de forêt. Une formation à la conduite des véhicules est également assurée pendant cette période. À l'issue de leur phase d'instruction, les jeunes recrues sont affectées au sein des compagnies d'intervention ou dans les services de la compagnie de commandement et de logistique.
Bien que les trois compagnies d'intervention soient capables d'être polyvalentes en cas de nécessité, leurs missions demeurent spécialisées :
Vivant à un rythme soutenu d'activités et d'interventions, les sapeurs composant ces compagnies acquièrent une formation et une expérience appréciables qui leur permettent, une fois leur contrat échu, de pouvoir servir dans les corps de pompiers civils.
Des moyens spécialisés
On dénombre à l'UIISC 1, 140 véhicules adaptés à toutes les interventions, 300 postes de radio fonctionnant en phonie, et cinq lots spécialisés : incendies, sauvetage-déblaiement,
détection radiologique et chimique, traitement de l'eau, lots médicaux et chirurgicaux. L'unité assure l'entretien courant de ces matériels, puis elle est relayée par l'établissement de soutien
opérationnel et logistique (ESOL) de sa zone géographique.
Une disponibilité opérationnelle permanente
En une heure, des éléments d'alerte d'un volume de 100 hommes peuvent être mis sur pied pour s'engager :
• en intervention feux de forêts ;
• en mission de sauvetage et de déblaiement ;
• dans un dispositif de lutte contre les risques technologiques ;
• en opération de soutien humanitaire, logistique ou médical.
En trois heures, ces éléments peuvent être renforcés significativement par un deuxième échelon du même volume.
À titre d'exemple, un sapeur servant en section d'intervention sera engagé 120 jours par an en intervention opérationnelle, qu'il s'agisse de la campagne de lutte contre les feux de forêts ou d'opérations de secours à victimes.
Commandée par un chef de corps, elle est constituée d'une compagnie de commandement et de logistique réduite.
Hormis le chef de corps, dont le séjour est limité au temps de commandement, les cadres passent entre 4 et 8 ans à l'unité. Ils proviennent d'horizons divers, 75% appartenant à l'arme du Génie. Tous suivent les stages pour obtenir les qualifications spécifiques nécessaires au service dans une unité de la sécurité civile.
Des moyens spécialisés
On dénombre en permanence à l'UIISC 5 environ 30 véhicules adaptés à toutes les interventions et 2 lots spécialisés (inondation, sauvetage-déblaiement), auxquels il faut ajouter les moyens des
détachements venant du continent.
L'unité assure l'entretien courant de ses matériels. Elle est relayée par l'établissement de soutien opérationnel et logistique de la Valentine (13) pour les opérations dépassant ses compétences.
Une disponibilité opérationnelle permanente
L'UIISC 5 dispose en période hivernale de deux sections d'intervention "tournantes" venant de l'UIISC 1 ou de l'UIISC 7. De juin à septembre, au minimum six sections d'intervention sont
mobilisées pour la campagne feux de forêts.
Commandée par un chef de corps, assisté d'un commandant en second, elle est constituée d'une compagnie de commandement et de logistique, d'une compagnie technologique et d'appui, de deux compagnies d'intervention et d'une compagnie d'instruction.
Hormis le chef de corps et les commandants de compagnie limités par un temps de commandement, les cadres passent entre 4 et 8 ans à l'unité. Ils proviennent d'horizons divers, 75% appartenant à l'arme du Génie. Tous sans exception suivent les stages pour obtenir les qualifications spécifiques nécessaires au service dans une unité de la Sécurité civile.
En plus de leurs missions de soutien et d'aide à la décision, l'état-major et la CCL fournissent un poste de commandement sur le terrain et le soutien
logistique.
Ils sont également en mesure d'engager trois sections de marche afin de participer avec leurs hommes à des opérations de lutte contre le feu de forêts ou de secours à victimes aux côtés des
autres compagnies.
Elle est constituée :
• d'une section légère d'intervention (héliportable) ;
• d'une section appui (engin) ;
• de deux sections d'intervention.
Elle intervient plus particulièrement contre les risques technologiques, tant dans le domaine radiologique que chimique, dans le cadre de l'organisation du terrain en zone contaminée ou pas, et
par la mise en place d'éléments de reconnaissance héliportables dans les zones difficiles d'accès.
Elle dispose de véhicules de liaison tous terrains (VLTT), d'une vingtaine de fourgonettes mixtes et de poids-lourds, de deux porte-chars avec remorques, de deux tracto-chargeurs, de deux
bulldozers, de deux cars 60 places, et d'une dizaine d'embarcations à moteur.
Elles sont constituées de trois sections d'intervention polyvalentes qui interviennent aussi bien sur les grands feux que sur les chantiers de sauvetage-déblaiement.
Dans le cas particulier de l'UIISC 7, les sapeurs vivent au rythme soutenu des interventions et des campagnes feux de forêt.
Elles disposent chacune de VLTT, de fourgonettes mixtes, d'une douzaine de camions-citernes feux de forêt, de camions-citernes à grande capacité, d'une dizaine de PL, et de deux camions de
dépannage.
C'est en son sein que l'on forme les sapeurs. Elle accueille les volontaires de l'armée de terre (VDAT) et les engagés volontaires de l'armée de terre (EVAT). Ils
suivent tous une formation de deux ou trois mois au cours desquels ils améliorent leur forme physique, s'initient aux feux de forêt et au sauvetage-déblaiement, et passent éventuellement des
permis de conduire. Les jeunes engagés acquièrent en plus une formation générale toutes armes.
Tout comme la compagnie de commandement et des services, la compagnie d'instruction est en mesure de mettre sur pied deux sections de marche pour participer à des interventions.
Des moyens spécialisés
On dénombre à l'UIISC 7 environ 200 véhicules adaptés à toutes les interventions, 300 postes fonctionnant en phonie et 4 lots spécialisés : médicaux, incendie, sauvetage-déblaiement et appui.
L'unité assure l'entretien courant de ses matériels, puis elle est relayée par l'établissement de soutien opérationnel et logistique de sa zone géographique.
Une disponibilité opérationnelle permanente
L'unité de sécurité civile, c'est aussi et surtout la disponibilité opérationnelle reposant sur le système d'alerte.
Le tiers des moyens est opérationnel dans les trois heures. Soit un détachement d'intervention catastrophe aéromobile (DICA), soit une compagnie feux de forêts ou élément de secours à victimes,
accompagné de moyens de commandement, d'appui et de soutien.
Dans tous les cas la moitié des moyens est prête en 24 heures et la totalité en 48 heures. L'UIISC 7, est en intervention environ 150 à 200 jours par an. De juin à septembre, la totalité des
moyens est mobilisée pour la campagne feux de forêt.
- Les détachements spécialisés
Le DICA est destiné à intervenir rapidement sur les lieux d'un séisme ou des effondrements d'immeubles.
Ses 60 hommes, spécialisés dans la recherche, la localisation, le dégagement et le traitement d'urgence des victimes sont souvent appelés en renfort à l'étranger où leurs compétences sont
reconnues.
Deux DICA sont en alerte permanente, à l'UIISC 1 et à l'UIISC 7. Plusieurs DICA, civils ou militaires, peuvent être engagés simultanément, sur des sinistres importants.
Le DAMHo est mis sur pied par l'UIISC 7 de Brignoles.
Intervenant normalement en complément d'un détachement d'appui chirurgical, il le complète en assurant les traitements pré et post opératoires. Ces deux ensembles forment alors un élément de
sécurité civile rapide d'intervention médicale (ESCRIM).
Cependant, le DAMHo peut être engagé seul afin de prodiguer des soins médicaux d'urgence aux blessés et éventuellement d'assurer leur hospitalisation pendant 48 heures.
L' UIISC 1 est, quant à elle, équipée d'un poste médical avancé (PMA), chargé du tri et des premiers soins avant évacuation vers des hôpitaux d'infrastructure.
Les accidents technologiques ou attentats (nécessitant parfois la mise en œuvre des plans gouvernementaux NBC) dans lesquels sont impliqués des produits chimiques ou
radioactifs, imposent une réaction rapide avec des moyens spécialisés pour déterminer la menace avec précision. La compagnie technologique répond à ce besoin par la mise sur pied d'un détachement
d'intervention technologique (DIT). Celui ci peut assurer les missions suivantes :
- évaluation des risques ;
- balisage de zone ;
- intervention en ambiance contaminée ;
- contrôle et décontamination des intervenants.
Dans certaines circonstances, le DICA peut bénéficier de l'appui du DIT.
L'ensemble du personnel suit une formation spécifique poussée.
En cas de pollution des réseaux d'eau, les UIISC sont en mesure de produire, de stocker et de distribuer de l'eau qualifiée buvable ou sanitaire.
Les moyens mis en œuvre permettent de traiter des eaux de toutes natures y compris saumâtres et/ou salées.
En cas de contamination par des toxiques ou des éléments radioactifs, le MDPH peut être envoyé sur tout le territoire comme renfort national des secours locaux. Il
peut être mobilisé et acheminé en quelques heures avec son matériel (2,5 tonnes pour 20 m3 ) par route, rail ou air. Arrivés sur les lieux, les secouristes s'implantent en sortie de zone polluée
ou avant l'hôpital local situé en zone saine (contrôlée).
Le MDPH est constitué d' une tente de 60 m2 à armature gonflable. À l'intérieur, les personnes blessées et contaminées sont prises en charge par une équipe médicalisée puis décontaminées en vue
de leur hospitalisation.
Les formations militaires de la sécurité civile sont équipées d'une chaîne de décontamination employée dans le cas d'une agression chimique sur la population
civile.
Elle permet la décontamination et le rhabillage de 1000 personnes valides et assure un flux de 100 personnes à l'heure.

Source : www.interieur.gouv.fr
Photo Acmat ACMAT TPK 435 luttre contre la pollution (UIISC n° ) : Philippe Lassarre
http://membres.lycos.fr/HLG/SP/ACMAT/acmat.html
Troisième partie : le bataillon des marins pompiers de Marseille
Tout comme la brigade des sapeurs pompiers de Paris, le BMPM présente l’originalité de constituer une
formation militaire ayant pour seule mission la protection d’une agglomération. Il est chargé de la protection des personnes et des biens sur le territoire de la ville de Marseille, dans les
installations du port autonome, de l’aéroport de Marseille- Provence et d'Eurocopter. Le bataillon travaille également sur la prévention des risques.
Le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) est une unité de la Marine nationale placée sous la
direction du maire de Marseille.
Il a pour mission d’assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire marseillais,
le port autonome et l’aéroport Marseille-Provence. Le BMPM peut également intervenir, sur ordre du ministère de l’intérieur, dans la France entière et à l’étranger, sur des catastrophes
naturelles exceptionnelles, telles que le tsunami en 2005.
Très étendue et densément peuplée, la ville de Marseille est soumise aux risques liés à un tissu industriel
développé et à des structures urbaines importantes. S’ajoutent à ces dangers 55 kilomètres de côtes et 72 kilomètres de quais, une surface boisée de 12 000 hectares, des rivières, des calanques,
des îles… Marseille présente donc une multitude de risques : risques urbains, industriels, maritimes et forestiers.
Les besoins opérationnels de la ville se répartissent en trois catégories : le secours aux personnes, les
feux et les interventions diverses. Tous les marins-pompiers sont formés pour le secours à victimes, la lutte contre les feux urbains, les feux de navires et les feux de forêt. Afin d’intervenir
sur les missions particulières nécessitant une formation complémentaire, le bataillon s’est doté de sept sections opérationnelles spécialisées (SOS) : interventions aquatiques, interventions en
milieu périlleux, interventions héliportées, sauvetage et déblaiement, lutte contre les pollutions, risques technologiques et interventions techniques.
Pour être prêt à intervenir efficacement, le BMPM est armé par 2 400 hommes et
femmes, dont une centaine de civils, et dispose, pour la mise en oeuvre de ses compétences, de 28 implantations. Les postes et casernes sont disposés de manière à ce que les marins-pompiers
puissent intervenir en tout lieu en moins de dix minutes.

Historique :
Naissance du bataillon
Marseille, le 28 OCTOBRE 1938 : un feu important s’est déclaré à Marseille dans le magasin des Nouvelles Galeries. Les renforts arrivent de toute part. La compagnie des marins-pompiers de
Toulon dépêche 32 hommes et 6 engins arrivent à Marseille à 17h00. Les Nouvelles Galeries sont déjà entièrement détruites, soixante treize victimes sont à déplorer et le feu a gagné les immeubles
voisins.
Le détachement toulonnais va combattre avec succès le feu qui a gagné l'hôtel Noailles où sont réunis des membres du gouvernement. En effet ce jour-là à Marseille, se tiennent
les assises du congrès du parti radical, en présence d'Edouard DALADIER, président du conseil.
Ce tragique après-midi entraînera la mise sous tutelle de la ville par l’état. Neuf mois plus tard, le 29 juillet 1939, un décret-loi va donner naissance au bataillon de
marins-pompiers de Marseille.
1939 - 2009 : Les missions du BMP évoluent
Au cours des 7 premières décennies de son existence, le bataillon voit ses missions évoluer en raison du développement urbain et économique de la ville de Marseille et de ses environs.
- 1962 : défense incendie de l'aéroport international Marseille-Provence;
- 1969 : création du service de relevage des blessés;
- 1972 : prise en charge de la sécurité des parties Ouest du Port Autonome de Marseille, Fos, Lavera, Port-de-Bouc ;
- 1976 : prévention et sécurité de l'Hôpital La Timone ;
- 1978 : armement de la vedette la Bonne Mère de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) ;
- 1980 : prévention et sécurité de l'Hôpital Nord ;
- 1990 : concession au Bataillon de la moitié du Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR) des hôpitaux de Marseille ;
- 1994 : partenariat avec le Groupement d'Intérêt Economique Fast Oil Speall Team (GIE FOST) dans le cadre de la lutte contre les pollutions marines ;
- 1997 : le commandant du bataillon devient, ès fonction, Directeur des Services de Secours et d'Incendie de la ville de Marseille ;
- 2003 : Le commandant du bataillon devient ès fonction Directeur General des Services d'Incendie et de Secours (DGSIS).
- 2004 : la loi de modernisation de la sécurité civile attribue au BMPM les mêmes prérogatives qu’à un service départemental d’incendie et de secours.
- 2007 : Promulgation du décret 2007-449 relatif aux missions et à l’organisation du bataillon de marins pompiers de Marseille et défense incendie/ sécurité d'Eurocopter sur le site de Marignane.
Le huitième drapeau de la marine nationale
Quarante ans après sa création, le bataillon avait atteint la taille d'un régiment. Par leurs interventions incessantes pour la sauvegarde des vies humaines, des biens et de l'environnement, les
marins-pompiers sont particulièrement appréciés par la population. Aussi, le 30 avril 1982, à la demande de l'amiral Lannuzel, chef d'état major de la marine, le BMPM s'est vu remettre son
drapeau par le ministre de la Défense, monsieur Charles Hernu. Cette cérémonie s'est tenue en présence du ministre de l’intérieur de l’époque et maire de Marseille, monsieur Gaston Deferre. Ce
drapeau est la marque de la reconnaissance de la Nation pour l’esprit de dévouement et de sacrifice de l'unité. Il récompense 70 ans de service consacrés à la ville de Marseille et rappelle que
plus de 30 marins-pompiers ont donné leur vie pour l'accomplissement la mission de protection qui leur avait été confiée.

Le bataillon en chiffres
-Personnel : environ 2500 dont une centaines de civils
-Véhicules d’intervention : 423
-Engins nautiques : 16
-Nombre d’interventions : 110 000 par an
-Nombre de départs : 1 toutes les deux
minutes
-Implantations : 28 sites dont 21 centres d'incendie et de secours
Pour en savoir plus : www.marinspompiersdemarseille.com
Sources : www.marinspompiersdemarseille.com, www.defense.gouv.fr et http://mapom.forumotion.com
Librairie : Pompiers des armées de J-M. Boniface chez ETAI

Qu’il s’agisse de la marine nationale pour ses arsenaux ou ses bases de l’aéronautique navale, de l’armée de l’air pour ses plates-formes aériennes, ou encore de l’armée de terre pour ses camps,
ses dépôts et autres établissements, les armées mettent en œuvre des moyens automobiles de lutte contre les incendies nombreux et adaptés aux différents types de sinistres auxquels ils peuvent
faire face.
Ainsi, aux côtés d’engins traditionnels tels que les camions feux de forêts, les premiers secours ou les fourgons-pompes tonnes, semblables à ceux des corps de sapeurs pompiers civils, s’alignent
de puissants moyens plus spécialisés pour combattre, par exemple, les feux d’hydrocarbures en cas de crash d’aéronefs.
Ces hommes du feu, marins, aviateurs ou simples terriens, ont certes pour mission première d’intervenir dans un contexte militaire.
Néanmoins, ils voient désormais leurs champs d’intervention s’élargir de plus en plus au profit des populations civiles, en renfort des pompiers départementaux et, pour marquer ce rapprochement
au sein de la grande famille des sapeurs-pompiers, leurs véhicules abandonnent leur discrète livrée vert armée d’autrefois pour le traditionnel rouge, plus rutilant et surtout plus symbolique de
leur noble mission.
C'est à ces pompiers militaires que l'ouvrage "Pompiers des armées" est consacré.
Un incontournable signe Jean-Michel Boniface aux éditions ETAI : http://www.etai.fr/go_to.asp?go_m=pas&go_s=1
Prix de vente indiactif : 35 €.