Mercredi 17 septembre 2008
Les kits en résine, et les
modifications de miniatures industrielles.
Voilà un bien vaste sujet, mais pour faire suite à la demande de Christophe, je me permets bien humblement de vous faire part de mon
expérience dans le domaine de la modification de miniatures au 1/43ème et 1/50ème.
Si la modification d’un modèle industriel ou artisanal peut paraître un sacrilège pour certains, ou une drôle d’idée pour d’autres, c’est de
toute façon un grand plaisir pour ceux qui se sont lancés dans ce hobby et je ne pourrais que vous y inciter.
Personnellement, j’avoue qu’il y a quelques années encore je me refusais à modifier quoique ce soit sur un modèle Solido ou autre. Mais depuis, j’ai changé d’idée face à l’absurdité dans la réalisation de certains modèles produits par des industriels comme le Berliet GLR 8
militaire de la collection Héritage de chez Corgi avec des arceaux de bâche très haut et un châssis ainsi qu’une caisse ridelles beaucoup trop longs.
La pauvreté des nouveautés de matériels militaires français est l’autre raison qui m’a amené à passer à l’action. Mon expérience de
maquettiste m’a bien sûr aidé car après les maquettes plastiques, j’ai commencé à monter des kits en résine de chez Militruck et Gaso.line entre
autres.
Entre le kit plastique et le kit résine une grande différence existe car en plus du cutter, il faut s’équiper d’une mini perceuse pour fignoler certaines pièces ou percer le châssis pour y
glisser les axes de roues. Quand à la colle, fini la colle plastique et bonjour la cyanolite…
Pour le reste c’est du classique, lime à ongles, et bien sûr après ébarbage des pièces, il faut les nettoyer correctement avec du savon liquide vaisselle afin de dégraisser les surfaces ce qui
permettra une bonne tenue de la peinture. Bref à ce niveau là, il n’y a rien de particulier sinon qu’il faut être patient et méticuleux.
Pour la modification d’un modèle industriel en métal, c’est une autre histoire…Alors au départ il faut la jouer petit, et accepter de faire
de la casse au début, et même parfois après également.
A
suivre…
Vincent
(http://kakikar.skyrock.com)
Voyons aujourd'hui comment réaliser des modifications de miniatures.
Certaines modifications sont de véritables œuvres d’art qui demandent talent, compétence, et outillage spécifique.
Pour ma part, je souhaite plutôt aborder des réalisations simples et donc à la portée de tous.
Le matériel minimum requis comprend une scie à métaux, une mini-perceuse avec ses accessoires (mèches, fraise, disque de découpage,…), une lime à métaux, une pince coupante et autres matériels
classiques comme le cutter, etc…
Pour la colle, j’utilise la cyanolite en gel et en liquide, et de la colle universelle.
La dernière étape de la modif passe par la mise en peinture du modèle.
Pour avoir un beau résultat, il est indispensable d’utiliser un petit pistolet à peinture avec une bombe d’air comprimée (15 € + 8 €) ou mieux encore un aérographe alimenté par un petit
compresseur à pression variable pour un coût sensiblement plus important à savoir 400 à 500 € l’ensemble selon les modèles.
Il est bien sûr possible d’utiliser l’aérographe avec une bombe d’air comprimée.
Comptez 100 à 150 € le prix d’un aérographe de qualité de type Revel ou Badger par exemple.
Une fois équipé de tout cela on peut déjà commencer à bidouiller ses premières modifs comme ce Simca Marmon transformé en Renault TP3 en échangeant les cabines après quelques découpes sur le
châssis du Marmon.
En pompier ou en militaire, le résultat est sympa et facile à réaliser.
Deux découpes du châssis d’un Dodge WC 63 le transforment en Dodge WC 52.
Une découpe nette de la bâche donnera un modèle là aussi inédit.
Pour info Solido, n’a commercialisé le Dodge 4x4 qu’en version WC 51 en pompier comme en militaire (sans treuil à l’avant).
Inclure la photo des Dodge.
Parfois une simple mise en peinture permet de créer un modèle manquant dans sa collection.
Il est toujours nécessaire dans ce cas de démonter totalement la miniature afin de lui passer deux voir trois voiles de peinture de la couleur souhaitée.
C’est le cas ici pour la Jeep Volkswagen Iltis du Dakar qui devient un jeep Iltis en dotation pour les FFB (Forces Française de Berlin).
Il suffira juste de lui retirer quelques accessoires spécifiques du rallye, et de lui rajouter un pare-chocs avant.
Très prochainement nous passerons à la réalisation d’une modification plus difficile tout en restant à la portée de tous.
Vincent
(http://kakikar.skyrock.com)
Un grand merci à notre ami Patrick qui a répondu à notre appel en nous adressant cet article et ces photos sur la modification d'une miniature
existante.
Modification d’un ACMAT TPK 420 VPC baché (Cef Replex) en support de canon 20 mm
La modification de modèles réduits est, pour ma part, un exercice différent que le montage d’une maquette. Ici on ne mettra pas en œuvre les techniques de brossage à sec ,de lavis,
etc.
Le but sera de rechercher l’aspect d’un jouet neuf ou du modèle réel à sa sortie d’usine si vous préférez.
Comme matériel, ,j’utilise très peu d’outil. La mini perceuse est cependant incontournable. L’utilisation d’un aérographe n’est pas nécessaire même si cela donne d’excellents résultats. En
ce qui me concerne je travaille à la bombe...
La première étape va consister à décaper la miniature.
Le modèle sur lequel je vais travailler a un chassis riveté, il faudra donc faire sauter la tête du rivet avec un foret de 3 mm environ.
Après triage entre les pièces en plastique et celles en zamak, ces dernières seront plongées dans du décapant industriel pour enlever toute trace de la peinture d’origine.
Après ponçage, le travail de transformation commence...
Pour transformer les miniatures, j’utilise des toles et profilés en laiton ou alu.
Plus qu’un long discours, la série de photos suivantes parle d’elle-meme concernant les différentes étapes de la gestation de ce modèle.
Patrick C.
La suite de cet article dès demain...
Voici la suite de l'article de Patrick C. sur la transformation d'un ACMAT VLRA Cef-Replex...
La cabine est modifiée : le kit pionnier est meulé sur la porte gauche puis remplacé par un porte-roue de secours. Un nouveau marche-pied en laiton est installé ainsi que de nouveaux rétros
(voir photo entre l'ancienne et la nouvelle cabine).
Un nouveau kit pionnier (d'origine Minitrucks) a été installé sur la ridelle arrière.
Après, c'est du classique : passage à l'appret gris puis peinture.
Enfin le plat de résistance : la création du canon de 20 mm en laiton et un peu d'alu.
Cette étape est obligatoire puisque ce canon n'existe pas à cette échelle !
Aprés peinture du canon et finition de l'ensemble, un nouveau modèle original peut prendre place dans vos vitrines...
A vous de jouer !
Patrick
Les collectionneurs qui ont d'abord été ou qui sont d'abord des maquettistes éprouvent parfois un peu de frustration en achetant des miniatures montées et
peintes qu'ils n'ont plus qu'à installer dans leurs vitrines.
C'est la raison pour laquelle bien souvent un collectionneur tente un jour l'aventure d'une première modification, parfois simple...
Avec le temps, les essais et aussi un peu de talent, viennent de véritables transformations qui donnent naissance à de nouvelles miniatures.
N'hésitez pas à nous faire partager votre expérience comme l'ont déjà fait Vincent et Patrick !
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les différents béligérants ont récupéré et réutilisé du matériel venant des troupes adverses.
Les résistants eux-mêmes n'ont pas hésité à capturer tous types de véhicules... et même des chars.
Ceux-ci étaient alors "personnalisés" par l'ajout de cocardes et de drapeaux tricolores, de divers marquages des FFI le plus souvent peints au pinceau sur les marquages allemands.
C'est ce qui est arrivé à ce Panzer IV sur lequel on aperçoit encore les anciens marquages allemands partiellement recouverts par ceux des FFI avec à l'arrière du char un marquage qui donne tout
son sens à la résistance : "libres !".