Il y a 63 ans, les côtes normandes était le théâtre de l'opération Overlord qui inversa le cours de l'histoire...
Pour marquer ce 63ème anniversaire, nous avons repris ci-dessous un texte sur le déroulement des opérations.
Fort bien écrit, ce texte provient de l'excellent site : www.dday-overlord.com
Le débarquement en Normandie

- Préambule
Une terrible tempête fait rage dans la Mer de la Manche, alors que l'ordre de départ des navires alliés pour la Normandie , le 4 juin 1944 en fin d'après-midi, est donné par Eisenhower, commandant en chef de l'Opération Overlord. Les météorologues sont formels, ce serait de la folie d'envoyer les navires de guerre à travers une mer déchainée. L'ordre de départ est annulé et est repoussé de 24 heures. La tempête rassure les officiers allemands qui sont persuadés que les Alliés ne débarqueront pas par un temps pareil. Mais le 5 juin, une éclaircie s'annonce dans la Manche. Eisenhower, sur qui repose toute la responsabilité de l'opération, aura cette phrase qui est restée célèbre : "O.K. Let's go !" (O.K. on y va !)
- L'opération aéroportée
Avant l'assaut maritime se déroule un assaut aéroporté. Deux assauts à chaque extremité de la zone d'action de l'assaut maritime sont programmés : à l'Ouest, les avions doivent larguer plusieurs centaines de parachutistes américains de la 101ème et de la 82ème divisions aéroportées pour contrôler les axes routiers autour de Carentan et ralentir les futurs contre-attaques allemandes à la suite du débarquement. A L'Est, les britanniques de la 6ème division aéroportée sont chargés d'effectuer le même travail. Les ponts, comme le pont de Pegasus Bridge près de Bénouville, à l'Est de la zone d'invasion, sont des objectifs cruciaux et les nombreux parachutistes doivent en capturer en tout une dizaine intacts pour sécuriser l'invasion des contre-attaques allemandes. Ces derniers possèdent également des batteries capables d'ouvrir le feu à très longue distance, comme la batterie de Merville, également à l'Est de la zone d'invasion. Ainsi, peu après minuit, le 6 juin 1944, les paras sautent dans la nuit et avec beaucoup de mal, capturent leurs objectifs. Sur 18 000 parachutistes, la moitiée seront tués. Mais les Allemands sont désorientés et les communications ne passent plus. Le débarquement peut alors commencer.
- L'opération maritime
Environ 5000 navires de toutes tailles sont nécessaires au transport de troupes et de matériel.
Ils parcourent le trajet qui sépare l'Angleterre de la Normandie pendant la nuit. C'est l'Armada la plus importante de l'Histoire. Les navires de guerre escortent les navires de transport et se déplacent en colonne. Ils sont protégés par des ballons captifs qui empêchent d'éventuels avions ennemis de voler en rase-motte. Un seul bateau allié est coulé avant le débarquement, le Svener (bateau norvégien), torpillé par une vedette rapide (E-boote) allemande qui patrouillait dans la Manche et qui s'est enfui immédiatement.
L'assaut se déroule le mardi 6 juin 1944 à l'aube sur 5 plages de noms de codes Utah Beach et Omaha Beach (où débarquent les Américains), Gold Beach, Juno Beach et Sword Beach (où débarquent les anglo-canadiens), plages situées entre le lieu dit La Madelaine (dans la Manche) et Ouistreham (dans le Calvados). Après un bombardement pendant la nuit de l'aviation alliée sur le Mur de l'Atlantique et un bombardement naval par l'armada, les soldats débarquent sur le sol normand. A 8h00, toutes les premières vagues d'assaut sont débarquées.
Toutes les plages sont conquises dans les minutes qui suivent l'assaut, sauf à Omaha Beach où les troupes américaines sont clouées au sol par des tirs intenses. Ce n'est qu'en début d'après-midi que cette plage est sécurisée.
Les pertes alliées s'élèvent à 3000 soldats morts, tués, disparus ou prisonniers dont 2500 à Omaha Beach. Les aides du soutien aérien et de l'artillerie navale ont permis de remplir la plus grande partie des objectifs. En effet, des planeurs se posent derrière les lignes ennemies pour déposer des jeeps et du matériel divers ainsi que des canons et de petits chars de reconnaissance.
Aussitôt après l'assaut militaire se met en place une véritable course contre la montre : les troupes doivent être au plus vite approvisionnées en carburant, armes et munitions, ainsi qu'en vivres et en vêtements. Mais comment décharger tout ce matériel sans avoir capturé de port en eau profonde ? La clé de la solution repose en l'Opération Mulberry qui consiste à construire pièce par pièce un port et de le placer à Arromanches en le faisant traverser la Manche en pièces détachées.
- Participation française
177 français ont débarqué à Sword le 6 juin à l'aube. Ils étaient avec les troupes britanniques pendant tout l'engagement et sont allés aider des parachutistes anglais en début d'après-midi. Des équipages français de bombardiers stratégiques lourds et moyens ont participé aux bombardements pendant la campagne normande. Des bateaux de guerre de la France Libre ont participé aux bombardement de la côte le 6 juin 1944 et aux ravitaillements dans les jours qui ont suivi. Une dizaine de français ont été parachutés au-dessus de la Bretagne dans le but notamment d'effectuer des actions de sabotage.
Il faut évidemment tirer un grand coup de chapeau aux actions de la Résistance française qui ont permis de perturber les transmissions allemandes, les arrivées des renforts allemands. Les renseignements envoyés en Angleterre par la Résistance française ont été nécessaires à la victoire en Normandie.
Sources :
-texte : www.dday-overlord.com
-photo : http://fr.wikipedia.org